Le 30 janvier 2025, le Conseil municipal de Noisy-le-Sec, sous la houlette de Monsieur le Maire communiste, Olivier Sarrabeyrouse, a accouché d'une délibération aussi audacieuse que grotesque : la création d'un « comité consultatif citoyen » pour statuer sur l'avenir de l'ancien conservatoire (DELIB25_01_08). Une initiative qui se drape des oripeaux de la démocratie participative, mais qui, à y regarder de près, ressemble davantage à une pantalonnade juridique qu'à une avancée pour les Noiséens. Car, soyons sérieux : pourquoi inventer une nouvelle instance consultative quand les conseils de quartier, ces organes déjà existants, sont laissés à l'abandon comme des reliques d'un autre âge ?
Le texte de la délibération, brandissant l'article L. 2143-2 du Code général des collectivités territoriales comme un étendard, nous promet une « démarche participative ambitieuse ». La bonne blague ! Quelle ambition, en effet ! Quarante-deux citoyens tirés au sort – 14 titulaires, 7 jeunes, 21 remplaçants – pour palabrer sous la férule d'élus triés sur le volet, le tout saupoudré d'un règlement intérieur aussi rigide qu'une ordonnance napoléonienne ou poutinienne devrais-je rectifier. Mais où sont passés les conseils de quartier, ces instances censées incarner la voix des habitants au plus près du terrain ? Eux qui, pour une fois, auraient pu fédérer leurs énergies autour d'un projet commun, se voient relégués au rang de figurants dans ce théâtre démocratique.

Et quel théâtre ! Un comité qui se réunit au mieux une fois par trimestre, avec un quorum famélique d'un tiers des membres, et dont les avis, purement consultatifs, risquent de finir dans les limbes des « supports de communication de la ville ». On nous parle de « co-construction » et de « renforcement de la participation citoyenne », mais ce jargon ronflant ne masque pas l'évidence : cette instance n'est qu'un gadget, une vitrine pour faire diversion, pour faire oublier ses promesses électorales de 2020, pour faire croire que la mairie écoute, alors qu'elle préfère bricoler une nouvelle structure plutôt que de revitaliser celles qui existent.
Pire encore, cette mascarade bafoue l'esprit même de la démocratie de proximité. Les conseils de quartier, s'ils étaient convenablement mobilisés, pourraient unir les forces vives de chaque quartier de Noisy-le-Sec pour un projet aussi stratégique que l'ancien conservatoire. Au lieu de cela, on nous sert un tirage au sort – ô combien démocratique ! – où la « représentativité » devient un mot-valise pour justifier l'exclusion des structures établies. Deux habitants par quartier ? Une parité femmes-hommes et un saupoudrage de tranches d'âge ? C'est un casting, pas une délibération !
Tout échappe au maire communiste et sa majorité gauchiste, tout y compris le concept de la démogratie qui se révèle être, avec cette nouvelle instance qui se dit "democratique" et "innovante" : une véritable pantalonnade ! Les conseils de quartier, ces oubliés de la République locale, ces méprisés un temps instrumentalisés devraient reprendre leur place légitime. Car si la mairie persiste dans cette fuite en avant, ce ne sera pas seulement l'ancien conservatoire qui deviendra un vestige, mais bien la démocratie elle-même... dans une ville délabrée avec à sa tête un maire qui ne sert à rien !